La Tour Eiffel à Londres !
2011-05-09
Quel est le nom de cette immense structure métallique qui offre une vue extraordinaire sur une capitale européenne ? Réponse, aujourd'hui : la tour Eiffel, à Paris ! Réponse, peut-être, en 2012 : la tour Arcelor Mittal, à Londres ! Le géant mondial de la sidérurgie va fournir l'acier (tubulaire) et le financement (18 millions d'euros sur 21,5 au total) pour la construction d'une sculpture monumentale rouge de 120 mètres de haut, destinée à être érigée sur le parc olympique des JO d'été 2010, dont le projet a été dévoilé le 31 mars à Londres. "Un jour, le maire de la ville, Boris Johnson, m'a tapé sur l'épaule et m'a demandé si Arcelor Mittal pourrait construire une icône des JO, raconte son p-dg Lakshmi Mittal (dans le document vidéo visible ci-contre). J'ai répondu oui, pourquoi pas!" Le maire a alors formulé le souhait de créer "un point de repère dans la ville, une invitation verticale qui attire les visiteurs, venus de près ou de loin".
Renversant
Les personnes chargées d'accomplir ce souhait sont l'artiste plasticien indien Anish Kapoor (auteur de la sculpture appelée "haricot" à Chicago, en 2004) et l'ingénieur Cecil Balmond, vice-président du bureau britannique Ove Arup and Partners. Ils ont déjà œuvré ensemble, notamment en 2002 à Londres avec l'installation conique et iconique "Marsyas" à la Tate Modern. "Nous sommes vraiment intéressés par la manière dont une forme géométrique donne lieu à une structure, explique Anish Kapoor. Ici, nous avons essayé de repenser la tour, non pas verticale, mais en torsion." Visuellement, la charpente en treillis qui résulte de leur étude se rapproche de celle d'un grand 8. Sauf que dans cette attraction, nommée "Arcelor Mittal Orbit", ce n'est pas le parcours mais le panorama depuis la plateforme d'observation qui se veut renversant. Reste à savoir si les Londoniens demanderont de démonter la structure métallique après les JO de 2012, comme l'avaient fait les Parisiens au sujet de la tour de 300 mètres après l'Exposition universelle de 1889...
L'architecte est là pour vous rassurer !
2010-04-08
L'architecte ou le maître d'œuvre est là pour épauler son client dans la conception et la construction de sa maison. Avoir recours à un professionnel vous garantit, avant tout, une maison qui correspond à vos souhaits, puisque les plans sont conçus avec le client. Vous êtes aussi assuré que votre prochaine maison répondra aux différentes contraintes techniques (principalement liées au choix du terrain), budgétaires et administratives. Il existe, en effet, des règles qui ne sont pas forcément connues du grand public : ainsi, depuis 1977, les plans déposés pour obtenir un permis de construire doivent obligatoirement être signés par un architecte, pour un projet dépassant 170 m². Enfin, bien sûr, il y a l'aspect créatif : un architecte vous aide à créer un bâtiment beau et original. Si vous le souhaitez, il peut également vous accompagner pendant toute la construction, en s'occupant de lancer les appels d'offre aux entreprises et en assurant le suivi du chantier.
Entre Maires et Architectes, c'est la guerre !
2010-04-07
Au XVIe siècle, des architectes italiens, appelés par Charles III, conçoivent une ville Neuve, jouxtant l'ancienne. Ils définissent une trame urbaine régulière dans laquelle les îlots bâtis s'effacent ponctuellement au profit de belles places. Décidée sous Napoléon III, la gare de Nancy est construite aux franges de la ville, en contrebas et à l'extérieur de ses remparts. Au XIXe siècle, Nancy s'étend de l'autre côté de la voie ferrée, avec principalement des quartiers résidentiels. Au XXe siècle, l'emprise technique de la SNCF s'élargit : parkings automobiles, voies de garage de trains, nouveaux quais, quelques bâtiments, dont le tri postal. Le long pont des Fusillés reliant les deux rives de la voie ferrée, la création du boulevard Joffre, l'implantation des immeubles du quartier Saint-Sébastien trahissent sans bénéfice urbain la trame de la ville de Charles III. La proposition de Jean-Marie Duthilleul (1) pour réorganiser le secteur ferroviaire nancéen et répondre aux besoins contemporains est de reprendre la trame urbaine historique en l'amenant jusqu'à la voie ferrée. Pour cela, il supprime le boulevard Joffre, raccourcit le pont des Fusillés, démolit la maison d'arrêt désaffectée, construit sur les friches et les espaces ainsi dégagés. De nouvelles places s'inscrivent dans le dessin, tandis qu'un quai vert longe la voie. Pour André Rossinot (2), l'enjeu de ce projet, ou plutôt de cette stratégie urbaine, est de fabriquer une ville de l'après-Grenelle. Qu'est-ce qu'une gare, un quartier de gare ? Une architecture ? Un lieu ouvert sur la ville relié à l'extérieur tant par le TGV que les TER ? Un endroit proposant des services de proximité ? Un espace de la mobilité... presque sans voiture ? Car la ville de l'après-Grenelle est ici une histoire de flux, de l'imbrication des réseaux de tramways, bus, cars, au développement des taxis, voitures autolib, vélos, cheminements piétons.
(1) Ingénieur et architecte, Jean-Marie Duthilleul est également directeur adjoint de Gares & Connexions à la SNCF et président d'Arep.
(2) Maire de Nancy, André Rossinot est aussi président de la Communauté urbaine du Grand Nancy.